Le funambule progresse en tenant délicatement sa perche, le moine assis paisiblement fait zazen. Bien assuré sur l’horizon, couper le fil de l'eau en y projetant son esquif.
Concentrer sur chaque coup de pagaie, tâter, tenter le mouvement parfait, silencieux et sobre.
L’accomplissement du geste est unique, la répétition le sublime.
L’état présent devient alors subtile transe qui ravis, emporte, propulse devant, transcendant ainsi la vitesse au-delà de sa finalité.
