lundi 14 septembre 2009

Montréal -- Québec en kayak...

Montréal – Québec en kayak, quelle belle idée.
Ce long fleuve, source de vie, source de découverte.
Industries, habitations, chalets, villes, ports, plages, ponts, tumultes et remous. Dormir au grés des rives, Un WE d’organisation : transport de voiture vers Québec, bouffe, chargement des kayaks, partage du matos, choix de vêtements et anticipations de l’espace-temps.
Après une mauvaise nuit caniculaire et nerveuse, nous prenons le départ de la plage de Bellerive vers 7:45, chaud, humide et calme.
Longeant les Iles de Boucherville, déjà on se retrouve devant la nouveauté et l’inconnu.
Verchère, Contre-Cœur, Lachenaie, Lanauraie, (dans l’ordre ou le desordre) le courant du fleuve nous glisse vers l’aval où même les pauses nous poussent vers notre destination.
L’odeur du vent nous accompagnera aussi tout au long de ce parcours, entre l’urbanité et la ruralité.
Cette première journée sera longue, nos rythmes étant différents, je m’adapte à sa vitesse.
On se stimule mutuellement à boire et manger sous ce soleil de plomb si rare cet été.
Sorel, retour de l’urbanité après six heures d’odeur de pré. L’orage … où l’on trouve refuge sur la rive nord sous les pylônes (grand parafoudre si il en est un !) Un terrible et impressionnant embrun débouche de la rivière Richelieu et on s’en tire avec quelque goutte seulement.
Encore un coup à donner jusqu’à l’Ile Lapierre où l’on installera campement au crépuscule, sous la pluie et dévoré par tout ce qui piquent.,.. un demi repas et dodo, retrouver l’énergie.
Mardi,
Je me lève tôt par un mauvais sommeil (encore) et je profite de l’aube clair pour étendre à sécher les vêtement mouillés sur des sécheuses improvisées. Chantal se lève plus tard et on déjeune lentement avec des succulentes crêpes… lentement sera le thème de la journée.
De l’Ile Lapierre, le Banc de Sable est notre dernier arrêt possible avant la traversée du Lac St-Pierre. Nous levons le camp rapidement puisqu’il est tard et nous traiterons les derniers détails sur cette île.
L’écoute de la météo nous fait réfléchir : vent de 10 à 20 nœuds, veille d’orages violents…
On optera pour rester la journée sur l’île à se reposer de la veille et de repousser les intrusions sur " notre île " Une dizaine d’heures à arpenter cet îlot, nous le connaissons très bien maintenant.
Mercredi,
nous sommes prêt. Prédiction 10 à 20 nœuds de vent, soleil avec passage nuageux, nous partons vers la grandes navigation de cette équipée, la zone la plus exposée de ce voyage. Le vent au portant, cette petite mer intérieur, sans vraiment d’issue, nous bercera durant 4h30 de son fetch, de ses vagues toujours grossissantes jusqu’à Nicolet, où l'on retrouve l’humain et sa fiancé, info touristique, plage et dépanneur, duquel on puisera 16 litres d’eau fraîche déjà consommés de nos stock.
La chaleur et la fatique nous portera, en longeant la rive de Bécancour, sous l’odeur de souffre de l’autre rive, vers La Petite Floride où l’on s’installera et profitera d’une plage fraîche et un peu d’ombre enfin! Un pied de marée déjà sur notre petit oasis de sable, faut faire gaffe. Coucher tôt et contact avec nos amis à Bellerive … un moment émouvant.
La sensation de mal de terre s’installe quand nous somme immobile.
Debout aux aurore, fin prêt, nous partons à la suite de trois cargos, le soleil bas sur l’horizon.
Le fleuve prend une nouvelle figure, avec ses escarpements au sud… Batiscan, Grondine, Cap Santé au programme et la marée surveillée pour éviter ses battures, mais laissé pour contre de ses courants et surprise : on frappe un mur à Champlain. Le fleuve devient lac et fini l’aide du courant alors on s’échoue sur la plage de Batiscan et hop Œufs-bacon-toasts au " bar "
La fin …
Bien assis à une table de la terrasse, repu d’un copieux déjeuné, on se remémore les prémisses de cette expéditions : vacances, balade, plaisirs, expérience… et on opte un plan " B " pour un fin de parcours et discutons des possibilités offertes.
L’engrenage final se mettra en place si naturellement que cette fin de rando sera luxueuse, grâce à l’hospitalité généreuse de Denis Royer, douche, resto, dodo et convoyage vers Québec le lendemain matin chez Eric.
Portneuf sera donc la ville de notre prochain départ...
25/08/2009


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