Porté par la vague du Net, j’étais en quête d’une image forte pour m’y laisser bercer la nuit durant et quelques moments du jour pourquoi pas quand soudain je la tiens! et trois fois plutôt qu’une...
Un poème d’Uvavnuk, femme chaman inuk, qui aurait été traduit par Knud Rasmussen. Alors j’imagine les méandres d’interprétations et transcriptions dans l’histoire pour pondre entre autre ces trois variantes en français ; que je m’approprie temporairement et vous les offres comme un autoportrait en trois couleurs (Charles Mingus, m'enfin!)
La vaste mer m'a emporté
Elle m'a entraîné à la dérive
Et je flotte comme une herbe sur la rivière.
La voûte du ciel et la majesté des tempêtes m'entourent,
et je reste là seul,
tremblant de joie.
La grande mer
A rompu mes amarres
Elle m’emporte
Comme la semence dans la grande rivière
La terre et les tempêtes
Me transportent
M’ont entraînée au loin
M’animant d’une joie profonde
La Grande Mer m'a mis
en marche
M'a lancé à la dérive.
Et je bouge comme une herbe dans
La rivière.
L'arc du ciel
Et la puissance des tempêtes
Me recouvrent,
Et je reste
Tremblant de joie.
Allez zou !
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